Les avancées de l'impression 3D

Nous l’avions vu il y a quelque temps, dans notre dossier sur les progrès dans le domaine de l’audition, les techniques de l’impression en trois dimensions ont grandement évolué, tant et si bien que de multiples applications sont désormais envisageables.

perspectives de l'impression 3dCela faisait l’objet d’un article sur le site Internet du quotidien français Le Figaro (dans la rubrique santé) dans lequel Fabien Guillemot, scientifique en bio-ingénierie tissulaire à l’INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale), nous faisait part des perspectives que l’impression 3D devraient ouvrir dans les années à venir. On apprend notamment dans cet article que l’impression de tissus et d’organes se développe dans certaines sphères de la médecine. Il faut dire aussi que la bio-impression ouvre de multiples horizons dans la mesure où, et c’est sans doute sa plus grande force, elle repousse considérablement les limites de la personnalisation.

Un peu de technique

Comment fonctionne l’impression en 3D ?

L’impression tridimensionnelle est un processus inventé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1990 et qui fonctionne par l’addition de plusieurs couches d’impression successives, fusionnées par un liant spécifique. Les finalités de l’impression 3D sont variées et multisectorielles, avec, entre autres : des maquettes de représentation de biens immobiliers, des objets à vendre comme des figurines et, cas qui nous intéresse le plus ici, des prothèses médicales.

L’application à la médecine.

Et dans le secteur médical ? Comme pour les autres types d’impression, il faut commencer par la modélisation en 3D. Dans le cas de la médecine, c’est l’imagerie médicale qui permettra d’obtenir le patron qui servira lors de l’impression. Dans le cas de la plupart des prothèses, comme nous l’avions vu pour la prothèse auditive, on utilise des cellules souches développées en culture cellulaire.

Quelle évolution pour cette technique ?

Nous l’avons vu en préambule de ce billet, les enjeux pour le secteur médical sont considérables. Si l’impression d’organes aussi complexes que le cœur semble utopique (encore que l’impression 3D permet de rendre des éléments invisibles donc il ne faut jurer de rien), les premiers essais cliniques d’impression de peau ou d’os risquent bien de voir le jour dans la décennie. Impression-nant non ?

D’autres opportunités liées au secteur pharmaceutique

Outre l’aspect purement médical, l’industrie pharmaceutique devrait aussi pouvoir progresser avec le développement de l’impression en 3 dimensions, car elle pourra mener d’autres études (ou accélérer les études existantes) grâce aux nouveaux types de modèles dont disposeront les laboratoires.

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