Les médicaments bientôt en grande surface ?

Comme vous pouviez l’apprendre hier dans les journaux télévisés et de nombreux sites d’information, le marché du médicament est peut-être sur le point de connaître un nouveau bouleversement avec une entrée toute proche dans les grandes surfaces.

Après celles du commerce électronique, avec, tout récemment, la possibilité de vendre sur Internet via des pharmacies en ligne (à condition que celles-ci aient en parallèle une pharmacie en dur), ce sont désormais les portes des grandes surfaces (en l’occurrence de l’enseigne Leclerc) qui pourraient bientôt s’ouvrir aux médicaments non remboursés.

La santé, une priorité pour la marque Leclerc

C’est à travers la voie de son emblématique dirigeant, Michel-Édouard Leclerc, que le groupe faisait part de sa volonté de vendre des médicaments non remboursés ou OTC (pour rappel « Over The Counter »). Il s’agirait même, toujours d’après ce dernier, d’un des deux axes de développement prioritaires du groupe (l’autre étant la culture) dans les années à venir. Et si le géant de la grande distribution souhaite s’insérer sur le marché du médicament non remboursé, ce n’est évidemment pas pour y faire de la figuration, mais au contraire pour instaurer une véritable concurrence avec les officines. En s’appuyant sur de substantielles économies d’échelles, M.E. Leclerc annonce une tarification de 25 à 30% moins élevée que celle des officines. Et ce dernier de préciser que, finalement, ce sont les laboratoires qui ont rendu service à l’enseigne, en imposant des pharmaciens pour vendre des produits de parapharmacie. Logique effectivement que l’enseigne ait voulu valoriser ce surplus de compétences et actionner un levier de croissance supplémentaire par la vente de médicaments non remboursés.

Le métier de délégué pharmaceutique impacté ?

Oui et non.

création de postes grands comptesOui parce qu’avec les réductions tarifaires annoncées, en comparaison des tarifs pratiqués en officine, une partie de la clientèle devrait logiquement migrer vers les grandes surfaces. Même si elles commercialisent déjà des produits de parapharmacie, cette nouvelle manne devrait considérablement changer la donne au niveau des volumes. On peut donc aisément envisager que les laboratoires créent davantage de postes de représentant pharmaceutique grand compte pour négocier avec les centrales d’achats des grandes surfaces.

Et non parce que cette possible opportunité de commercialiser des médicaments en grande surface ne vaut que pour les médicaments non remboursables. L’officine restera donc indispensable pour toutes les pathologies soignées avec des médicaments remboursés.

Pour aller plus loin :

Sur le site du Monde : lire l’article
Sur le site de l’Expansion : lire l’article.

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