Les progrès de la recherche contre l'incontinence

Définition de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est la perte involontaire d’urine. Le patient éprouve soudainement, un fort besoin d’uriner, mais est incapable de se retenir. Les fuites peuvent se produire lors d’éternuements, rires, réalisation d’efforts ou exercice physique. Cela suppose pour le patient un problème hygiénique, social et psychologique, influant sur ses activités quotidiennes en réduisant sa qualité de vie. L’incontinence n’est pas une maladie en soi, mais la conséquence d’une altération dans la phase de remplissage de la vessie, présente dans de nombreuses pathologies.

Les causes

incontinence-femmeL’incontinence urinaire peut survenir à tout âge et chez les deux sexes. Cependant, elle est plus fréquente chez les femmes. Cette altération survient lorsque la pression à l’intérieur de la vessie dépasse celle de l’urètre. Ce trouble peut être dû à :

  • Une hyperactivité du détrusor (couche musculaire contractile de la vessie)
  • Un problème neurologique
  • Une altération du sphincter externe et des muscles du plancher pelvien
  • Un défaut du sphincter pour relâchement inapproprié
  • Une lésion organique ou neuronale

Les traitements

Des protections efficaces contre l’incontinence urinaire chez l’adulte existent et permettent de mieux vivre son incontinence au quotidien.

Mais au-delà des protections, d’autres solutions médicales se développent et portent leurs fruits. La recherche médicale avance et propose des traitements efficaces contre l’incontinence, voici les principaux en date :

Les mesures d’hygiène alimentaire : Les affectés doivent surveiller les prises de liquides afin d’éviter la formation excessive d’urine. Il existe des aliments diurétiques, comme certains fruits et légumes. Les soupes, les ragoûts et les aliments mijotés fournissent davantage de liquide que ceux rôtis ou frits. Parmi les liquides favorisant la formation d’urine, citons l’eau, le lait, les infusions, le café et l’alcool.

La thérapie médicamenteuse : le but de la pharmacothérapie est d’obtenir que la vessie soit capable de se détendre sans se contracter durant le remplissage tout en maintenant l’urètre fermé. Les médicaments les plus couramment utilisés sont ceux composés de substances anticholinergiques qui diminuent la contractilité du détrusor en augmentant la tolérance de remplissage de la vessie et de la continence. Ils sont utiles dans les cas de contractions involontaires et non neurologiques du détrusor, d’incontinence mixte et d’hyper réflexivité du détrusor. Leur efficacité est démontrée en termes de soulagement des symptômes, mais leurs effets secondaires, tels que sècheresse buccale, tachycardie et excitation, peuvent être très sévères chez certains patients qui devront parfois abandonner le traitement. Ils sont aussi contre-indiqués chez les patients atteints de glaucome ou d’arythmie cardiaque. Parmi les anticholinergiques (cf. définition sur wikipedia) les plus courants se trouvent l’oxybutynine (Ditropan, Flavoxate), la propanthéline, la méthantheline et le chlorure de trospium (Ceris).

La chirurgie: les solutions chirurgicales diffèrent selon le type d’incontinence, les caractéristiques de la vessie et de l’urètre.

Le cathétérisme intermittent : consiste à introduire par l’urètre un cathéter dans la vessie. Principalement utilisé dans les cas d’incontinence causée par une lésion neuronale. Avec le cathéter, une vidange complète de la vessie est réalisée, les fuites d’urine sont ainsi évitées.

Entrainement de la vessie : les patients récupèrent le contrôle de la vessie en apprenant à résister à l’envie d’uriner, contribuant ainsi à augmenter la capacité de la vessie. Un résultat positif est obtenu grâce à des exercices qui développeront les muscles du plancher pelvien.

Les traitements palliatifs : dans cette catégorie se trouvent les couches absorbantes, les collecteurs et les sachets d’urine.

La stimulation électrique intra-vaginale : son but est d’obtenir la contraction du plancher pelvien en stimulant le nerf honteux (ou pudendal) avec une électrode intra vaginal.

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